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Article Vitamines et minéraux

Vitamine D : pourquoi les deux dosages sanguins ne sont pas équivalents

Le 25(OH)D sert habituellement à évaluer le statut en vitamine D. Le dosage de la forme active, le 1,25(OH)2D, peut rester normal malgré une carence : il répond à une autre question.

  • Publié le 9 octobre 2026
  • Contenu éditorial indépendant
Vitamine D : pourquoi les deux dosages sanguins ne sont pas équivalents

Pour évaluer le statut en vitamine D chez une personne sans maladie rénale, le dosage sanguin habituel est celui de la 25-hydroxyvitamine D, abrégée 25(OH)D. Un autre dosage existe : celui de la 1,25-dihydroxyvitamine D, sa forme active. Son nom peut sembler plus précis, mais il ne renseigne pas directement sur les réserves. Ces deux analyses ne sont donc pas deux versions interchangeables d’un même test.[1]

Avant de choisir un marqueur, une première question reste à poser : y a-t-il une raison de faire l’analyse ? Les recommandations de l’Endocrine Society publiées en 2024 ne prévoient pas de dosage systématique dans la population générale adulte à partir de 19 ans. Ce cadre ne constitue pas une recommandation française ni une décision pour une personne donnée. Il aide surtout à séparer deux sujets : l’utilité du test dans une situation précise et le choix de ce que l’on mesure lorsque ce test est justifié.[2]

Le 25(OH)D évalue le statut, pas seulement la vitamine D3

Pour comprendre ce dosage, il faut suivre une étape de transformation. Les vitamines D2 et D3 sont toutes deux converties dans le foie en 25-hydroxyvitamine D, aussi appelée calcidiol. C’est la principale forme de vitamine D qui circule dans le sang. Le dosage du 25(OH)D prend en compte les deux formes, D2 et D3 : il ne se limite donc pas à la vitamine D3.[1]

Chez une personne sans maladie rénale, cette mesure est le meilleur indicateur d’un déficit ou d’un excès de vitamine D. Si vous vous intéressez aux tests de vitamine D à domicile, la question du marqueur reste donc centrale : pour comprendre ce qu’un résultat permet d’évaluer, cherchez le nom de l’analyse, plutôt que la seule mention « vitamine D ». Le repère à retenir pour l’évaluation habituelle du statut est 25(OH)D, ou 25-hydroxyvitamine D.[1]

Une forme active normale ne suffit pas à écarter une carence

Le 1,25(OH)2D, ou calcitriol, se situe à une autre étape : il résulte de la transformation du 25(OH)D dans les reins et d’autres tissus. C’est la forme la plus active sur le plan métabolique. Mais « active » ne signifie pas « meilleur indicateur des réserves ». En cas de carence en vitamine D, sa concentration sanguine peut rester normale, voire augmenter, sous l’effet d’une hyperparathyroïdie secondaire, c’est-à-dire d’une activité accrue des glandes parathyroïdes.[1]

La conséquence pratique est importante : un résultat normal de 1,25(OH)2D ne peut pas servir, à lui seul, à conclure que les réserves sont suffisantes. Demander la forme active pour répondre à une question de réserves, ce n’est pas obtenir une analyse plus poussée du même problème ; c’est mesurer autre chose. C’est pourquoi ce dosage n’est pas indiqué pour les tests courants de vitamine D.[1]

Cela ne rend pas le dosage de la forme active inutile. Il peut avoir un intérêt dans certaines situations spécialisées, notamment chez des patients dialysés ou atteints d’une maladie rénale au stade terminal, puisque le rein produit l’enzyme qui active la vitamine D. Certaines formes héréditaires de rachitisme peuvent aussi justifier cette mesure. Le choix du dosage dépend alors d’une question clinique particulière, et non de l’idée qu’un test de la forme active serait automatiquement plus complet.[1]

Sources

  1. Vitamin D Testing Recommendations
  2. New guidelines released for vitamin D testing and supplementation

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À propos de l’auteur

Auteur

Lea

Ma passion pour la santé intestinale est née d'une expérience très personnelle : diagnostiquée avec le syndrome de l'intestin irritable à 22 ans, j'ai passé des années à chercher des solutions. C'est en découvrant le monde du microbiome que tout a changé pour moi. Je ne suis pas nutritionniste — je suis une passionnée qui vulgarise la science du microbiote pour la rendre accessible à tous.

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